

Bon, comme vous pourrez le voir, le passage par David ne sera pas riche en photos puisque je n'en ai pas fait une seule ! Aucun intérêt dans cette ville, à part qu'elle héberge nombre de compagnies de bus et qu'elle se trouve pile-poil au milieu entre San Jose et Ciudad Panama. Pas jolie, bruyante, sale, ... Donc voilà, pas de photos.


A peine une nuit pour se reposer des 5h de bus entre Boccas del Torro et ladite David et me voici de nouveau sur les routes mais cette fois je ne vais pas bien loin puisqu'un joli car scolaire tout jaune me mène tout droit, en une heure, à Boquete. Boquete est située dans les montagnes voisines de David et si la ville en elle-même n'offre pas grand intérêt, elle est surtout le point de départ de nombreuses randonnées superbes. Et en plus il fait pas trop moche ici, une chance parce qu'il pleuvrait quasi-contiinuellement, pas beaucoup mais comme une sorte de fin crachin. Comme en Bretagne diront les mauvaises langues ? Eh ben pour en finir avec une légende je dirai qu'en fait en BZH il ne pleut pas tous les jours mais plusieurs fois par jour, il ne pleut que sur les cons et qu'on n'est pas en sucre nous autres ! Bon, finie la parenthèse où je m'énerve encore tout seul...


Mon premier jour a Boquete fut simple : d'abord chercher un endroit où crêcher et ce ne fut pas difficile parce qu'il y a une superbe auberge en face de l'arrivée des bus. Pancho, l'aubergiste un peu maniaque m'expliqua en moins de 5 minutes ce qu'il faudrait une bonne demi-heure à raconter pour un être normal. Il faut dire que la langue espagnole se prête plutôt bien à ce genre d'exercice, mes oreilles un peu moins. Je suivis donc ses conseils me disant de faire la boucle de 5km qui fait le tour de la ville, qu'elle est superbe et tout et tout mais surtout ne pas prendre la 2è à gauche. Et effectivement c'est superbe, on chemine entre les champs de café, on passe devant le pont qui s'est effondré dans la rivière la semaine dernière du fait des précipitations, ... A la 2è à gauche le chemin est identique, on grimpe dans les hauteurs d'où la vue est encore plus belle, même si quelques nuages viennent si ficher juste devant mon objectif, et toujours les champs de café et des orangers partout. Bon, il commence à être long son chemin et la route qui part du mauvais côté ! Je questionne trois cavaliers qui me disent que pour redescendre à la ville il vaut mieux continuer toujours tout droit mais il y a quand même 7km et si je veux redescendre par le même chemin il y en a 8 ! Ah ben ça alors elle est bien bonne, et en fait je me tape 15 bornes en tout avant de pouvoir rescendre jusqu'au village ! J'en ai plein les pattes !!!


Alors pour me reposer de cette balade un peu forcée, je chope un taxi qui m'emmène à un établissement d'eaux thermales qui est en fait 3 trous dans la forêt d'un fermier d'où émerge une eau dite thermale. Ce brave fermier fait donc payer un dollar pour pouvoir se prélasser dans ces trous d'eau dont la température monte de 35 degrés dans le premier trou à 39 puis 42 ! Quel bonheur, il n'y a personne, je suis seul à nager dans ces petites piscines surchauffées au beau milieu des bois ! Un régal,j'y aurai bien dormi !!!


Et mon deuxième jour ? En fait c'est aujourd'hui ! Je suis monté dès 7h du matin sur le volcan Baru qui n'est rien moins que le plus haut sommet du Panama avec ses 3475 mètres. Le moins cool c'est que les 15km qui sont annoncés indiquent la distance jusqu'au sommet alors ça fait quand même 30 bornes aller-retour en pleine montagne alors que fais-je ? Je m'engage sur le chemin d'autant que quelques km plus loin, je me fais rejoindre par un tracteur qui va me filer un coup de main en me montant un peu histoire de reposer un peu mes petits petons. Et en fait c'est loin d'être une ballade de santé puisque le dénivelé atteint 1500m, il caille à mort, il vente à fond, il pluviotte pas mal, de vilaines bêtes croisent ma route (serpent corail du genre Micrurus mais je n'ai pas eu le temps de lui demander son nom d'espèces alors désolé Manu). Bon, je m'accroche, malgré les nuages qui ne veulent pas quitter les hauteurs et finalement j'arrive au sommet où le ciel est assez dégagé pour prendre quelques photos sympas, dont celles de la station-relais pour cellulaires et quelques photos des environs. Il paraitrait même que d'ici, quand le ciel est dégagé s'entend, on peut voir d'un côté le Pacifique et de l'autre l'Atlantique. Eh ben ce ne sera pas pour cette fois alors tant pis, je redescends et il me faudra encore 2h30 pour refaire les 15 bornes en sens inverse et attendre fourbu un minibus qui fait la liaison vers Boquete. Et quel bien fou d'enlever ses pompes et de remettre ses savates ! Il ne me reste plus qu'à aller me frotter un peu les arpions sous la douche, ceci dit, avec les odeurs qu'ils dégagent, je suis sur de n'avoir personne qui viendra s'installer sur l'ordinateur d'à côté !!!
